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Les Chroniques de GON - Nighthaunter

 
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Myrddin
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MessagePosté le: Lun 9 Fév - 20:38 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de GON - Nighthaunter Répondre en citant

Dans un Empire était un royaume, si éloigné, que bien des hommes ignoraient jusqu’à son existence. C’était pourtant un royaume fort prospère gouverné par la main ferme mais juste d’un roi. Ce roi, comme tout suzerain qui se respecte avait reçu allégeance de nombreux seigneurs, tous hommes fidèles et appréciables en bien des points. Et parmi tous ces seigneurs pour qui le roi avait beaucoup d’affection se distinguait un homme pour qui le roi avait encore plus d’estime et de respect tant il surpassait les autres de par ses qualités et était pour eux un exemple à suivre. En vérité il s’agissait d’un homme remarquable tant par sa stature hors du commun, car on le disait même capable de rompre l’échine d’un taureau à mains nues que par son humeur enjouée et chaleureuse qui transparaissait à travers ses grands yeux couleur obsidienne. Il advint que ce seigneur eu de son épouse, dont la beauté était à la hauteur de sa noblesse, un fils qui si il lui ressemblait trait pour trait en grandissant aurait fait passer pour des menteurs ceux qui auraient dit que son caractère était l’exact reflet de son père car il était aussi emporté et prompte à la colère que son père était joyeux et gai. Il faisait de plus preuve d’une joie manifeste à faire souffrir les autres, à vrai dire il ne semblait vraiment heureux que dans ces instants-là ce qui chagrinait son père au plus haut point.

« Je ne te comprendrai jamais mon fils, déclara un jour le noble seigneur. Pourquoi éprouves-tu tant de plaisir à malmener autrui ?

- C’est moi qui ne te comprends pas père, rétorqua-t-il plein d’arrogance. Avec ta force, et la renommée dont tu joui au sein du royaume tu pourrais aisément détrôner le roi et faire connaître notre contrée au reste de l’Empire.

- Modères tes propos fils, dit-il, son regard s’assombrissant. A l’heure qu’il est tu ne dois la vie qu’au fait que tu sois mon fils bien-aimé.

- Ton fils bien-aimé ? ricana-t-il acide. Si tu avais le moindre amour pour moi, la moindre considération pour mes aspirations tu ferais preuve de bien plus d’ambition et à l’heure qu’il est je serais prince héritier d’un vaste royaume ! »

Le seigneur secoua tristement la tête. Depuis toujours son fils avait fait montre d’une ambition dévorante et brûlait de l’ardent désir de prouver sa force. Qui savait de quoi il serait capable après sa mort, une fois qu’il lui aurait succédé ? Il s’approcha de son fils et le serra longuement dans ses bras rependant ses larmes chaudes sur sa nuque. Au bout d’un moment il se dégagea et le frappa violemment au visage.

« Je suis désolé mon fils, dit-il la voix empreinte de tristesse et de colère, mais aussi dur que cela puisse être pour moi ma fidélité au roi prévaut sur l’amour que je porte à mon fils. » Il le frappa à nouveau arrachant au passage le pendentif à son cou qu’il jeta au loin. « Par ce geste, reprit-il la voix tranchante comme l’acier, je te déshérite, en ce jour je te banni ! »

Il resta interloqué, figé sur place sous le coup d’une fureur paternelle qu’il n’avait jamais connu, il aurait voulu parler mais les mots restaient coincés au fond de sa gorge nouée. Il n’opposa aucune résistance lorsque les gardes le saisir, il ne sourcilla pas durant les quatre jours que durèrent son exil hors du royaume. Et il n’entendit pas les suppliques de ces mêmes gardes lorsqu’il s’éveilla de sa torpeur, et, donnant libre cours à sa fureur les massacra avec tant de violence que bien clairvoyant aurait été l’homme qui aurait pu reconnaître des êtres humains à travers cet amoncellement de chairs. Lorsque sa sinistre besogne fut terminé il fut saisit d’un rire sardonique qui se répercuta à travers les landes désertes. Il quitta ensuite ses contrées natales en maudissant son père, le promettant à une mort lente.

***** 
  
Pendant trois longues années Nighthaunter -car tel était le nom qu’il s’était donné- sillonna une multitude de royaumes faisant sans cesse croître sa force. Et sa confiance en celle-ci était telle qu’il n’hésitait à se mesurer à tout guerrier qu’il rencontrait même s’il apparaissait parfois comme une évidence que certains le surpassait en tous points. Chaque défaite s’inscrivait dans sa chair qui lentement se couvrait de cicatrices, chaque défaite affamait son âme, lui donnant une soif de puissance et de vengeance toujours plus grande.

« C’est une force inégalable que tu recherches Nighthaunter ? lui demanda un jour un Oracle auprès de qui il était venu quérir l’aide.

- Oui, répondit-il. Je ne vis que pour ça. »

Nighthaunter imputa cela aux fumerolles qui avaient pris possession de la pièce mais il avait cru voir l’expression de la femme blonde qui se tenait devant lui changer radicalement.

« Très bien, reprit-elle. Ecoute-moi guerrier car ce que je vais te dire tu ne l’entendras qu’une seule et unique fois de ma bouche. A des lieues d’ici, en direction du nord, se trouve une vallée antique dont on raconte qu’elle fut le théâtre d’une guerre atroce il y a plus d’années que l’homme ne peut se souvenir. Trouve la vallée et la grotte dans cette vallée. Et peut-être trouveras-tu la force que tu exiges.

- Et qu’est-ce donc Oracle ?

- Une épée.

- Te moques-tu de moi femme ? s’écria-t-il. Une épée ? J’ai déjà une épée…

- Va et cesse de m’importuner, gronda-t-elle menaçante. De ma bouche tu n’auras plus rien. »

Nighthaunter se leva d’un bond, il aurait voulu massacrer cette femme insolente, la trancher en deux. Mais même lui ne pouvait lever impunément la main sur un Oracle sans encourir la colère des Dieux. Il tourna les talons et sorti de l’édifice, qui sait, peut-être y trouverait-il de l’or et des pierreries…

*****
    
Nighthaunter gravit une pente escarpée dont les pierres coupantes lui écorchaient les mains lorsqu’il s’y agrippait. Il arriva fourbu à l’entrée d’un long défilé rocheux qu’il s’efforça de traverser le plus rapidement et discrètement possible afin de ne pas attirer l’attention des créatures qui rodaient dans les environs. Ses yeux de jais scrutaient de part et d’autre la falaise jusqu’à ce qu’il parvienne finalement à l’entrée d’une grotte dont l’entrée décorée de symboles antiques lui indiquait qu’il commençait enfin à toucher au but. Il s’engouffra sans tarder dans la sombre cavité. Il marchait à pas mesurés, tâtonnant la paroi pour s’assurer qu’il ne déviait pas du chemin qu’il souhaitait être le bon. « Quelle endroit lugubre, moi qui suis pourtant habituée aux ombres j’en ai froid dans le dos. » Il n’y avait en effet pas d’autre bruit à entendre que les gouttes tombant continuellement du haut de la grotte et le son étouffé de ses bottes sur le sol.

Il marchait depuis ce qui lui semblait être une éternité quand il aperçut au loin une lueur blafarde qui s’amplifiait à mesure qu’il avançait. Il fini alors par pénétrer dans une vaste pièce creusée par la main de l’homme et qui était éclairée par d’étranges cristaux projetant une vive lumière blanchâtre à l’intérieur. Et au cœur de cet endroit se tenait un autel lui aussi de pierre sur lequel étaient sculptées des scènes de guerres antiques, flamboyants témoignages d’une époque lointaine. Nighthaunter s’approcha lentement de l’autel, arborant une attitude presque révérencieuse devant cet objet sacré, il détacha son regard des sculptures pour voir ce qu’il savait être sur l’autel. Il ne vit à la place que d’autres gravures, à sa grande stupéfaction.

Il couru alors vers l’autel, toute déférence l’ayant quitté. « Où est l’épée ? s’écria-t-il. Où est-elle ? Elle devrait se trouver sur cet autel ! ». La fureur effectuait son étonnant travail de métamorphose sur le visage du guerrier, ses yeux révulsés s’étrécissant et lançant des éclairs. « C’est cette… cette femme qui m’a trompé » Il hurla tout en martelant l’autel de son poing. « Oracle de malheur ! Sois maudit ! Où que tu sois je te maudis ! ». Son poing s’était levé une nouvelle fois en même temps qu’il avait craché ces derniers mots. C’est à ce moment là, au paroxysme de sa colère qu’il senti un contact froid au creux de sa main et son bras s’alourdir lorsqu’il l’abattit sur la pierre qui éclata en morceaux. Nighthaunter lui-même fut entraîné par ce brutal assaut, à tel point qu’il tomba à genoux et que sa main droit se retrouva coincée sous les décombres.

Il tenta de se soustraire à l’emprise de la pierre mais n’y parvint pas de sorte qu’il se fit un devoir d’enlever les débris de sa main libre. Il fut étonné de l’éclat mat qu’il entraperçut lorsqu’il eu dégagé suffisamment de pierres. Il se livra à une rapide interrogation avant de prendre conscience. Une sensation de froid dans la main, la lourdeur de son bras avant de s’abattre, un éclat de métal. Il redoubla d’effort et enleva rapidement les derniers débris et en retira l’épée qu’il tenait maintenant depuis de longues minutes. Nighthaunter se releva d’un bond la tête tourbillonnant de questions. Mais ne parvenant pas à trouver d’explications concluantes il mit sa nouvelle épée dans sa ceinture et parti sans se retourner prenant au passage un morceau de cristal pour éclairer son chemin. Il ne se retourna effectivement pas car sinon ne se serait-il pas étonné du fait que l’autel se soit reformé ?

Ses yeux mirent quelques temps à s’accoutumer à nouveau à la lumière diaphane filtrant à travers les nuages gris. Aussi n’aperçut-il pas immédiatement l’homme qui venait d’arriver et qui, se tenant à seulement quelques pas de lui s’arrêta et l’interpella, frappant le sol de son bâton de sorbier : « Bien le bonjour Nighthaunter ! ». Nighthaunter sursauta et tira instinctivement sa lame. « Paix l’ami. Paix ! Je viens en paix » avança-t-il avec un sourire.
« Qui es-tu ? gronda-t-il d’une voix sourde.

- Oh ! Quelle arme splendide tu as là ! s’écria-t-il sans ne guère prêter plus d’attention à sa question. Drach'nyen, épée maudite répondant à la colère de celui qui la possède. En vérité bien fortuné parmi les hommes Nighthaunter !

- Qui es-tu et d’où connais-tu mon nom ? Et quelles sont ces sottises que tu débites incessamment ?

- Je suis Myrddin ! » déclara-t-il joyeusement, effectuant au passage une petite courbette. « Et ce ne sont pas des sottises que je raconte, reprit-il affectant un air sérieux tout en fronçant les sourcils. Ne me dis pas que tu possèdes une épée dont tu ne connais rien ? Ah ces philistins ! »

Excédé le grand guerrier porta un coup de taille qui transperça Myrddin de part en part. Ce dernier regarda la lame enfoncée dans son corps avec étonnement avant de porter un regard amusé à Nighthaunter. « Tu ne fais décidément pas dans la finesse l’ami, dit-il en rigolant. Tu es étonné ? Oui en vérité ce n’est qu’une projection issue d’un awen qui se trouve devant toi. Etre Druide à ses avantages vois-tu. Mais si tu avais su maîtriser la puissance formidable de Drach’nyen alors oui tu m’aurais occis ! »

Nighthaunter considéra un instant l’individu qui se trouvait devant et dont la jeunesse apparente contrastait de manière singulière avec le savoir qu’il semblait possédait. Et puis il y avait quelque chose d’ancien en lui comme s’il s’était tenu devant un bosquet de chênes plusieurs fois centenaires. « Parle-moi de cette fameuse épée Myrddin.

- Il n’y a pas grand-chose à dire mon cher Night. Tu étais en colère et l’épée a répondu à cette colère. Elle te donnera cette force que tu as toujours recherchée et lorsque tu trépasseras elle retournera sur l’autel. Il en a toujours été ainsi aussi loin que remontent mes souvenirs. Quant à ta seconde question, cette que n’as pas osé poser directement, sache que je ne t’en dirai pas plus ! Je n’ai aucune envie que tu me tue ici et maintenant. Mais, rajouta-t-il, je veux t’en parler davantage si bien sûr tu parviens à me retrouver.

- Si je te retrouve, Druide Insolent, je coifferai mon épée de ta tête. »
Myrddin roula des yeux puis rigola à nouveau rejetant la tête en arrière. Il commença ensuite à disparaître jusqu’à devenir invisible. « Il me tarde de te voir à nouveau Nighthaunter. Mais ce que tu feras à ce moment-là risque fort d’être différent de ce tu as prévu. A bientôt Night et tâche de te montrer digne de cette grande épée jusqu’à ce que nous nous revoyons. »
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MessagePosté le: Lun 9 Fév - 20:38 (2009)    Sujet du message: Publicité

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