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Les Chroniques de GON - ZCronos

 
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Myrddin
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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 22:46 (2009)    Sujet du message: Les Chroniques de GON - ZCronos Répondre en citant

A dater d'aujourd'hui prendront aussi places les aventures et les tragédies des membres de la guilde Gif-O-Net afin que nul n'ignore les liens unissant cette grande guilde.




« Mouahahaha ! Ta tête sera à moi avant la tombée de la nuit ! »

Par tous les dieux ! Ce tyran ne rigole pas ! Et moi qui voulais seulement passer une nuit à la belle étoile dans un champ !

Enfin, puisque je vais sûrement mourir peut-être devrai-je vous narrer comment tout a commencé.


*****
  

J’ai vu le jour dans une lointaine contrée, un royaume oublié aux confins de l’Empire. Mon père était parti quelques temps avant ma naissance, à la guerre. Il n’est vraisemblablement jamais revenu. Quand à ma mère, elle mourut en me donnant naissance. Avant de trépasser elle eu cependant le temps de me donner un nom, ZCronos.

N’ayant pas d’autre famille je fus placé en nourrice parmi les autres orphelins du château en attendant que je sois assez âgé pour entrer au service du roi.
Oh ! Ne me plaignez pas parce que je suis né orphelin. Ne dit-on pas que les plus grands héros sont ceux qui n’ont aucune attache susceptible d’entraver leur destinée ?

C’est donc à l’âge de sept ans que je commençais à travailler pour le roi. En tant que compteur des provisions de céréales. Perspectives d’avenir ? Gestionnaire du royaume. Intérêt ? Proche du néant…

Autant vous dire que si cela n’avait tenu qu’à moi j’aurais dès à présent pris les armes et embrassé le vaste monde. Mais cette possibilité avait rapidement été écartée en raison d’une soi-disant inaptitude pour le métier des armes. Pour autant je n’étais pas ignorant du maniement de l’épée. Je vous l’ai dit, mon royaume était petit et possédait trop peu de ressources pour entretenir une armée véritable. Aussi tout le monde recevait-il un minimum d’apprentissage à cet art qui pour ma part me fascinait.

« Chacun est utile à la bataille. » Répétait inlassablement Treall, un des capitaines de l’armée royale. « Une épée, même mal assurée vaut mieux qu’une tête coupée. Et puis qui sait ? Peut-être parviendrez-vous à éborgner quelques-uns de ces chiens d’envahisseurs en agitant votre épée juste avant de mourir. » Assurément c’était un homme très pragmatique.

Malheureusement ces entraînements n’étaient qu’occasionnels et je me languissais en mon for intérieur lorsque je voyais d’autres gens de mon âge recevoir les honneurs de l’investiture militaire royale. Moi, j’étais condamné à ma tâche de gestionnaire du royaume.

J’avais commencé à me résigner lorsqu’un jour, durant mon vingt-cinquième été, je fus convoqué par le roi et gourmandé pour les mauvais calculs que j’avais effectués ayant fait perdre au royaume moult sommes d’argent.

« Tu es le plus mauvais gestionnaire et la honte de tes pairs ! Veux-tu entraîner tout le royaume dans ta médiocrité ? explosa-t-il soudain. Pars ! Je ne veux plus te voir sur mes terres, ni ailleurs. Pars gestionnaire chaotique. »

Ainsi fus-je banni, avec pour seules richesses une vieille épée rouillée, un miche de pain, une outre d’eau et un sac de quelques pièces d’or. Je contemplai une ultime fois les murailles de ma cité natale puis m’en allai sans un regard en arrière. Lorsque j’eu finalement atteint les frontières du royaume je m’arrêtai et levai les yeux au ciel. Je restai ainsi un long moment, un sourire béat aux lèvres, les larmes inondant mon visage. Je tremblai d’exultation. Dans mes rêves les plus fous aurai-je jamais songé à aller aussi loin ?


*****
  
 
Je parcourais des contrées inconnues depuis de nombreuses semaines à présent. Sans pitié pour quiconque, ne songeant qu’à moi-même je détroussais tout imprudent que je pouvais rencontrer. Mes opposants étaient encore modestes mais ma force ne cessait de grandir, j’en étais grisé. « Sûrement, m’arrivait-il de penser, suis-je le plus formidable bretteur de l’Empire. Il était dit que la preuve du contraire serait fort douloureuse.

Je venais de quitter une forêt débouchant sur une vaste plaine quand je vis au loin une silhouette. Ce détail aurait dû être à lui seul un avertissement. Mais toujours est-il que taraudé par la curiosité je décidai d’aller voir de quoi il retournait. De près l’inconnu était encore plus impressionnant. Géant parmi les hommes, ses longs cheveux d’or tombaient en cascade sur sa nuque miroitant au gré des rayons du Soleil, des yeux bleus et clairs caractéristiques des hommes du Nord dénotaient sa volonté farouche et sa force indomptable, ses jambes étaient deux troncs d’arbres disparaissant sous un pantalon court d’un rouge vif. Son épée, aussi grande qu’un homme semblait capable de trancher un homme en deux de haut en bas. Mais le plus impressionnant chez lui était son torse qu’il musculeux et nu. Etait-il assez confiant pour aller au combat sans protection ?

Il m’aperçut alors que je le dévisageais et m’interpella. « Oh là petit homme ! Qui prétends-tu être pour venir impudemment trouble troubler mon errance ?

- Ce n’est pas prétention que de dire que je me nomme ZCronos, lui rétorquai-je. Et loin de moi l’idée d’avoir voulu briser ta solitude.

- Tu l’as pourtant fait, dit-il en prenant la poignée de sa grande épée. Et sur ma vie tu paieras cet affront avant tout à l’heure. »

A peine eu-je eu le temps de glisser mon épée hors de son fourreau que le guerrier fondait déjà sur moi. N’ayant pu me préparer suffisamment tôt c’est mon bras droit seul qui encaisse le choc. Je reculais sous l’assaut tentant de raffermir ma prise mais mon adversaire était toujours plus rapide, il faut dire qu’il n’était pas gêné par le poids de l’armure. Je ne pouvais ainsi au mieux que parer d’une seule main même s’il perçait ma garde la plupart du temps. C’est lorsqu’il sembla marquer un temps d’arrêt, lorsque j’entrevis l’occasion de prendre l’avantage que je perdis le duel. Ma gauche se porta sur la poignée de mon épée en même temps que son dernier coup jaillit. Je voulu refermer ma main sur la poignée mais je ne rencontrai que le vide. Je regardai mon avant-bras et compris alors. La coupure avait été nette et le sang coulait abondamment. Je serrai les dents pour ne pas hurler tandis que la douleur déferlait en moi m’égarant les sens. Je restai debout un court instant encore, agitant maladroitement mon épée dans les airs. Les paroles de Treall me revinrent alors en mémoire « en agitant votre épée vous parviendrez peut-être à blesser votre adversaire ». Terrassé par la douleur, accablé par la honte je m’effondrai la vie s’échappant de mon moignon sanguinolent.
Le guerrier qui jusque-là s’était tenu immobile, sa lame nonchalamment appuyée sur son épaule s’avança vers moi et se pencha la main tendue vers ma bourse. « Je pense que ceci ne te seras plus utile désormais. Comme convenu dans le Code de la Chevalerie je ne te prends pas plus d’un dixième de ton or. Tu auras bien assez pour payer ta dernière traversée.

- Qui es-tu ? parvins-je à articuler. Je veux connaître le nom de mon bourreau.

- Je suis Hraesvelg répondit-il en se relevant. De la guilde Génésis. Si tu avais vécu plus longtemps tu aurais certainement entendu parler de nous.

Je le vis après s’éloigner dans la lumière du Soleil, puis je ne vis plus rien d’autre que le voile noir qui couvrait mes yeux.


*****
  

« Mmm ! Un petit crépitement, le chant des insectes, une nuit sans lune, un ciel constellé d’étoiles. Oh ! La constellation du Cancer ! Heureux de passer une nuit de plus avec toi ma vieille amie !

« Ah tiens ! Tu te réveilles enfin ! Tant dois-je dire, tes ronflements n’étaient plus supportables et j’aurai sincèrement souhaité t’étrangler. C’est du moins ce que j’aurai fait si je ne t’avais pas sauvé la vie. Oui ce serait un peu stupide de te tuer finalement. »

Je me redressais brusquement. Que faisais-je ici. Etais-je toujours en vie ? Les interrogations tourbillonnaient et ma tête me lançait.

« Je ne suis pas mort ?

- Es-tu donc sourd ? répondit l’inconnu avec humour. Peut-être aurais-je dû examiner tes ouïes après avoir remis ta main à sa place. »

Je mis quelques secondes à réaliser la portée de ses paroles, je baissais mon regard à ma gauche et vis ma main, comme si elle avait toujours été là. Avais-je rêvé le combat ? Non, la sensation de douleur que j’avais ressentie me faisait encore tressaillir. Et ma bourse était plus légère.

« Ma main ! hoquetai-je. Par quel miracle as-tu…

- J’ai vu faire ça dans un manga, j’ai eu envie d’essayer pour voir.

- De quoi parles-tu ? Un manka ?

- Je plaisantais l’ami ! Je suis un guérisseur d’un genre particulier comme tu as pu le constater, parfois il m’arrive aussi de porter l’épée mais jamais pour attaquer les plus faibles que moi ! Tu as eu la chance l’ami, je passais par là et quand je t’ai vu je n’ai pas pu faire autrement que de me porter à ton secours. » Il se pencha vers moi et pris mon bras pour l’examiner. « Tu as l’air d’aller bien mieux apparemment. Puisque tu sembles ne plus avoir besoin de moi je vais m’en retourner là d’où je viens c’est-à-dire nulle part.

- Attends ! m’écriai-je. Je ne connais même pas ton nom.

- On me connait actuellement sous le nom de Benjimaru, Benjimaru le Sage.

- Je suis ZCronos. Dis-moi Benjimaru, où vas-tu donc de la sorte ?

- A vrai dire je ne le sais jamais avant d’y être, avoua-t-il, je me contente juste d’avancer droit devant moi. Tu sais, je ne peux pas me permettre de m’arrêter trop longtemps, ni même de regarder en arrière car sinon je risquerai de ne plus pouvoir continuer. Et j’ai besoin d’avancer pour trouver un sens à ma vie.

- Nous avons tous une raison. Moi, déclarai-je fièrement, je compte devenir le plus digne serviteur du mal.

-Vraiment ! dit-il d’un ton faussement apeuré. Je suis donc en présence d’un apôtre du mal ?

- Oui ! Une nuit j’ai fait un rêve dans lequel le Mal Absolu est venu me voir, il m’a dit de répandre son emprise sur tout l’Empire. Je suis peut-être fou, mais j’adore ça ! »

Benjimaru resta figé un long moment en proie à la réflexion. Il semblait sur le point de partir mais se ravisa à la dernière minute et vins se replacer au coin du feu. Il prit quelques branches cassées qu’il jeta dans le brasier produisant au passage un petit crépitement, la chaleur qui s’en dégageait me parcouru des pieds à la tête en même temps que ce même frisson – à présent familier – que j’avais ressenti la fois où j’avais quitté mon ancien royaume. J’observai mon compagnon d’un soir, les flammes jouaient sur son visage comme les émotions qui le parcouraient. Il ne semblait pas plus âgé que moi pourtant, mais la tristesse qui se dégageait de lui le faisait paraître bien plus vieux qu’il n’y paraissait.

« Tu as de la chance tu sais, tu suis ta voie car c’est ton rêve. La mienne de voie est mon chemin de croix. » Devant mon silence il continua, sa voix se faisant au fur et à mesure plus profonde et mélancolique. « Je porte en moi la croix de la femme aimée que je n’ai pu sauver de l’avidité de pillards incendiaires. Vois-tu l’ami, je voulais devenir un homme bon, un Chevalier Blanc au service de la droiture, vois où cela m’a mené, à la condition d’un Chevalier Errant qui peine à trouver lui-même sa propre identité. Ce don que j’ai, je n’ai pas pu m’en servir pour sauver celle qui méritait d’être sauvé entre tous. Etre un homme de bien, est-ce que cela m’a aidé à sauver ma bien-aimée ? Le Bien, le Mal, nous ne sommes pas récompensés en fonction des actes que nous effectuons, aussi ai-je décidé de rester neutre en toute circonstance. Je voyage et je soigne les personnes blessées c’est tout. »

Après m’avoir confié sa tristesse il continua de parler avec moi de choses et d’autres et je lui répondais. Nous parlâmes ainsi si longtemps que les premiers rayons du soleil nous trouvèrent encore éveillés.

« Cette fois-ci l’ami il est vraiment temps de nous séparer. Prends bien soin de toi Z.

- Nous reverrons-nous un jour Benji ?

- Qui sait ? répondit-il avec assurance. Au revoir Z !

- Au revoir Benji ! »

Je restai pour ma part assis encore un long moment savourant la fraîcheur de la brise sur mon visage. A la fin je me levai rassemblant mes quelques affaires. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir ma bourse vide ! « Quel fourbe ce Benji ! Allons donc, ma main valait bien quelques piécettes je suppose.


*****
  

Je m’étais remis en marche et étais parvenu quelques jours plus tard au sein d’un petit royaume. Au loin semblait se dresser un édifice et tout indiquait qu’il s’agissait là de la demeure du seigneur de ces lieux. Les terres que je parcourais semblaient néanmoins désertes de sorte que je me demandais si le royaume n’était pas abandonné. Pensant cela je décidai d’établir mon petit campement au beau milieu d’un champ.

Je fus réveillé à la lueur du petit matin par quelques éclats de voix et un bruit de cavalcade.

« Dois-je donc tout faire dans ce royaume ?!

- Mais je t’assure Seigneur Gemini ! Avec sa barbe et ses cheveux hirsutes, on croirait un démon ! Que pourraient faire de simples paysans armés de faux face à cela ? ». Je me mis debout pour voir de quoi il retournait et provoquais par cela la frayeur du brave paysan. « Il s’est réveillé Seigneur ! Je t’en supplie fais quelque chose ! »

- C’est cela que tu appelles un démon manant ? s’esclaffa-t-il. Tout au plus est-ce un saoulard ayant trop abusé de la vinasse de ton ami aubergiste. Rien qu’un séjour dans les geôles ne puisse régler ! »

Piqué au vif par cette remarque je lui répondis vertement. « Si c’est ainsi que l’on traite les voyageurs de passage dans ton royaume je comprends mieux pourquoi il semble si désert. A présent viens par ici que je te montre ce que vaut un soi-disant saoulard. Mais je préfère te prévenir que ta défaite sera portée aux quatre coins de tes terres. » Sur ces mots je saisis mon épée et me mis en garde. Mon adversaire descendit de sa monture, ceignant son bouclier, tirant son épée. « Lorsque ta fuite t’auras portée hors de ce royaume tu pourras dire à qui voudra bien l’entendre que Gemini no Saga t’as défait. »

Je me dois d’avouer que s’il avait été aussi fort dans le maniement des armes que dans celui de la fanfaronnade j’aurai promptement été vaincu. Mais quelques bottes à peine me permirent de venir à bout de mon assaillant qui chuta sous mon dernier coup d’épée. Je marchai sur lui menaçant, pressant la pointe de ma lame sur sa gorge nue. J’allai me retirer quand j’entendis un bruit sourd juste avant de m’évanouir.

Je me réveillai la bouche pâteuse et les sens engourdis, ma tête me lançait atrocement. Je tentai de bouger mais je m’aperçus bien vite que mes mouvements étaient limités par des chaînes rouillées enlaçant mes poignets. Je levai la tête et vis mon ennemi arborant un grand sourire sadique. « Voilà ce qu’il en coûte de s’attaquer au Seigneur de ces terres malandrin !

- Misérable ! » Crachai-je bouillant de colère contre le déshonneur de Gemini. Mais en vérité je m’en voulais aussi de m’être laissé surprendre de la sorte.
Il se campa devant moi, les jambes écartés et posant les mains sur les hanches, renversa sa tête et parti dans un long ricanement sadique. « Mouahahaha ! Ta tête sera à moi avant la tombée de la nuit !

- Quel honneur aurais-tu donc à tuer un homme de la sorte ? Quelle gloire pourrais-tu en tirer ? Réponds-moi !

- Tu es tout simplement puni pour avoir pénétré mes terres c’est tout, répondit-il sans se départir de son sourire. Qui plus est tu es le premier homme à me vaincre et je ne tiens pas à ce que la nouvelle s’en répande dans mon royaume et au-delà.

- Tu pourrais tout aussi bien me relâcher tu sais, avançai-je plus conciliant. Nous dirons que nous ne nous sommes jamais rencontrés et ton honneur –comme ma tête – seront saufs. »

Les traits de Gemini se durcirent, je sentis alors un immense sentiment de vacuité dans son regard. Il proféra froidement : « Hors de question. C’est par ma force seule que j’ai conquis ce royaume, c’est par ma force seule que j’ai détrôné le roi faible qui y régnait, c’est par ma force seule que je dirige ces terres d’une main de fer !

« Jamais, m’entends-tu, jamais je ne permettrais à quiconque me surpassant dans les armes survivre. Dussè-je emprunter la voie de la ruse !

- Quel poignant discours ! Vraiment n’en jette plus car je sens les larmes me monter aux yeux ! »

Gemini et moi tournâmes notre regard en direction de la voix railleuse et vîmes une femme tout de blanc vêtue, le visage encapuchonné, portant crosse d’argent finement ciselée sur laquelle des petites pierres incrustées formaient des entrelacements sibyllins. Comment cette femme avait déjoué la vigilance des gardes je n’en savais rien. Toujours était-il que Gemini se désintéressa un moment de moi pour concentrer son attention sur l’importune. « Qui es-tu femme ? Et que viens-tu par ici ? »

- Qui je suis n’a pas d’importance noble seigneur. Quant à savoir ce que je viens faire ici, et bien, cela paraît évident. Je suis venue sauver la vie de ce pauvre bougre.

- Et pourquoi diantre devrai-je accéder à ta demande ? ricana Gemini. Cet insolent s’est introduit sur mes terres sans ma permission. Il doit le payer de sa vie.

- Dis-moi noble seigneur, depuis combien de temps attendais-tu cet instant où la défaite te serait enfin infligée de manière cuisante ? Combien de temps t’es-tu languis dans l’attente d’un adversaire te surpassant ? Et qu’en est-il de cette fameuse promesse que tu t’étais faite naguère ? Réponds-moi je te prie ô Tyran. »
Je pouvais voir le visage de Gemini blêmir au fur et à mesure que l’inconnue parlait. Qui pouvait-elle bien être ?

« Qui es-tu ? demanda lentement Gemini plus sur le ton de la menace que de la réelle interrogation.

Elle porta la main à sa capuche et la fit lentement tomber. Elle révéla son visage et ses cheveux de jais contrastant avec son habit blanc. Elle était agréable à regarder mais ses yeux noirs et espiègles m’inspiraient un sentiment de défiance.

Elle souleva sa crosse au-dessus de sa tête et se mit à déclamer : « Je ne puis vous révéler mon identité pour le moment. Sachez juste que je suis prêtresse, déesse et combattante !

« J’ai vu un rêve dans lequel j’ai vu une citadelle aux tours d’albâtre et aux portes d’ébènes dans laquelle était réunie la fine fleur de la chevalerie !

« J’ai vu un homme parcourir le monde à la rechercher de tels compagnons !

« J’ai vu un autre homme devenir un guerrier farouche et redouté ! Une Ombre Noir dont personne ne pourra évoquer le nom sans être parcouru d’un frisson d’appréhension ! »

Nous restâmes un moment silencieux avant que Gemini ne reprenne la parole : « Balivernes que tout cela. Tes prétendues visions ne sont qu’un tissu d’inepties !

- Allons… Ombre Noire, n’as-tu jamais rêvé de trouver ta place parmi des compagnons qui serons tes pairs et tes amis. Tu mérites une autre vie que celle-ci. » Elle sourit joliment et pencha la tête comme pour donner plus de poids à ses propos.

Gemini resta immobile en proie à une lutte intérieure. Les paroles de la prêtresse l’avait touché plus profondément qu’il n’y paraissait effleurant des désirs jusqu’ici refoulés. Soudain, sa lame se leva devant moi et s’abattit brusquement dans un bruit fracassant. L’acier venait de rencontre l’acier. J’étais libéré de mes chaînes. Nous nous regardâmes dans les yeux puis nous tournâmes vers l’endroit où se trouvait la prêtresse. Elle avait disparue.

Je partis le lendemain au point du jour, fourbu mais exalté. Nous avions passé la nuit Gemini et moi à nous confier nos rêves et nos profondes inspirations. Mais il me fallait dès à présent me mettre à la quête que m’avait assignée l’inconnu, à la rechercher de nos futurs compagnons.

« Que vas-tu faire de ton côté mon ami ?

- Je vais quitter cet endroit et parcourir le monde à la rechercher de cette force qui me manque encore. Lorsque nous nous reverrons je serai devenu l’Ombre Noir, Dark Shadow. »

Nous sourîmes à cette idée puis je m’éloignais du château. Je venais de dépasser les frontières du royaume quand je fus vivement interpellé : « Eh là Gestionnaire Chaotique ! Où penses-tu donc aller de la sorte ? »

Je sus de qui il s’agissait avant même de me retourner. « Là où se trouvent mes compagnons, qui sont aussi les tiens. M’accompagneras-tu prêtresse ?

- Le temps n’est pas encore venu pour cela ZCronos. Trouve d’abord le Druide Insolent et tu me verras alors apparaître. » Sa bouche s’étira et je vis en même s’y dessiner un sourire sadique.

« Ce Druide attendra, dis-je. Je dois pour le moment me mettre à la rechercher d’un homme dont nous aurons absolument besoin. »

Je la saluai puis me mis en route tout en pesant : « Eh oui Benjimaru, que serait une confrérie sans guérisseur pour l’épauler ? »
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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 22:46 (2009)    Sujet du message: Publicité

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